dimanche 10 mars 2002

Lingettes, bon plan ou coup de bluff ?

Les lingettes :  
Bon plan ou coup de bluff ?
Elles dégraissent, tonifient, protègent, hydratent, purifient, chassent mauvaises odeurs et bactéries, anéantissent taches, vernis, poussière, saleté, fond de teint, pipi et compagnie, rafraîchissent pieds, aisselles et zones secrètes. . . En un seul geste. À en croire leurs étiquettes, ces satanées lingettes feraient presque des miracles. Alors, accessoire révolutionnaire ou gadget débile ? 
À tel point qu’on se croirait dans le secteur puériculture, où elles font partie du décor depuis belle lurette. On a vraiment l’impression que tous les pékins de l’Hexagone – ou presque – ont leur lingette. Seuls épargnés – mais sans doute pas pour longtemps-, les hommes qui, à part revigorer des pieds fatigués ou astiquer le capot de leur voiture, n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent. Les femmes, en revanche, ne savent plus où donner du porte-monnaie. 
Entre les lingettes destinées à décrotter les fesses du petit dernier, désormais déclinées en mille et une versions - nomades ou sédentaires, fines ou épaisses, au calendula ou à l’aloe vera, peaux sensibles ou normales -, les démaquillantes, les déodorantes, les dissolvantes, les rafraîchissantes, les ménagères, les spéciales W-C, les multi-usages et celles qui ne servent à rien… Il y a de quoi devenir chèvre ! La Droguerie Montoise a fait le tri dans ce marché en pleine explosion, pour toutes les paumées qui, à force d’hésiter entre le paquet à 20,60 FF et celui à 21,10 FF, finissent par repartir bredouilles. Ou, à l’inverse, chargées de soi-disant super lingettes qu’elles n’utiliseront jamais. Une revue de marques, à lire d’urgence, pour suivre la tendance. 
Le B.A.BA de la lingette 
Son principe ? Bête comme chou : un rectangle de tissu plus ou moins élastique, en moyenne de 20 cm x 18 cm, imbibé d’une monodose de produit, à usage unique. Mode d’emploi, similaire à celui du Kleenex : on prend, on nettoie, on jette. Pratique et rapide, la lingette se trimbale facilement et évite de sortir tout un attirail pour s’enlever le rouge à lèvres ou débarrasser le pare-brise d’une crotte de pigeon. Après, il faut choisir entre plusieurs types d’emballages. Entre les boîtes en plastique rigide, plus chères mais qui se referment bien, les paquets mous avec un pop up system - entendez une fermeture hermétique - ou une simple languette autocollante, les recharges, molles également, et les étuis de lingettes en sachet individuel, à emporter partout (Nivéa Déodorant, Scholl Fresh pour les pieds, Gemey dissolvant à ongles, Femfresh pour la toilette intime, Eau Ecarlate pour détacher es vêtements), c’est un casse-tête. Sans parler du format, qui peut aller de ,quatre à quatre-vingts lingettes… 
Enfin, si elles ont littéralement envahi les grandes surfaces, on en trouve aussi quelques spécimens dans les pharmacies (sous les marques Roc, Neutrogena et Bio Derma pour démaquiller , Klorane et Mustela pour les bébés, Bacti Control pour les mains et objets sales) et dans les bazars branchés (Domestos, etc.). Côté parfumerie, c’est encore timide, bien que la lingette démaquillante Pureness, une pure merveille 100 % coton signée Shiseido - qui vaut son pesant d’or -, vienne de souffler sa première bougie. 
Des bébés à la cosmétique, vive le nomadisme ! 
Pour la petite histoire, la première lingette française remonte à 1980. Calinette s’achetait en pharmacie et, vu sa finesse, servait plus à débarbouiller parents et enfants qu’à changer les nourrissons. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts. En 1996, Pampers prend d’assaut la grande distribution avec des modèles épais pour bébés, suivi l’année suivante par ses concurrents. Aujourd’hui, plus une jeune maman active et baladeuse ne boude ces lingettes miracle, surtout en voyage. D’autant que 80 % des pédiatres les tolèrent. Des fesses du bébé au visage de sa mère, il n’y avait qu’un pas. 
Sur les traces de l’Espagne et du Royaume-Uni, c’est Diadermine, en 1998, qui sort la première lingette démaquillante française, rapidement imitée par les autres marques de cosmétique de grande diffusion, y compris les distributeurs. Hugues Pitre, chef de groupe marketing de la ligne de soins Evian Affinity, confirme : " Ça va dans le sens des produits rapides et nomades,  qui explosent dans toute l’Europe. En France, les lingettes représentent 22 % du marché des démaquillants et 2001 affiche une croissance de 40 %. En plus, l’obstacle du prix est en train de disparaître et on travaille sur la qualité d’imprégnation du tissu et sur la fermeture du paquet. " C’est tout juste si, maintenant, on ose partir en week-end avec son lait et ses petits cotons, de peur de paraître has been. Autre concept, venu des Etats-Unis, les lingettes sèches, à utiliser avec de l’eau, signées Dove. Moins pratiques, mais pourquoi pas ? 
Coup de bluff sur le ménage ? 
Ce n’est pas parce qu’on a dans son placard une collection de lingettes plus spécialisées les unes que les autres, qu’on peut faire une croix sur les bidons de produits d’entretien, tout aussi nombreux et spécialisés, et sur les balais, éponges, chiffons, et autres supports traditionnels. 
En effet, à moins d’habiter une studette de 12 m2, la lingette ménagère, apparue en France au printemps 1999 avec Monsieur Propre, n’est qu’une solution d’appoint. Mais une solution d’appoint intelligente. Florence de Robien, chef de groupe marketing d’Ajax, n’a pas résisté à suivre la mouvance, et a lancé cette année, coup sur coup, des lingettes antibactériennes, des parfumées aux fleurs, et des spéciales vitres : " Ce sont des produits de complément, à utiliser entre deux grands ménages sur des surfaces qui se salissent plus facilement, comme un écran de télé ou d’ordinateur poussiéreux, un miroir plein de traces ou une table basse après un apéro. " 
Mises à part les nouvelles Swiffer Wet, de 2 à 3 FF pièce, pour les sols, inutile d’envisager de faire à fond votre fermette à coups de lingette. Autre tendance : les recharges, c’est-à-dire les paquets mous, ont nettement plus de succès que les boîtes dures, plus coûteuses et encombrantes, qui ne représentent que 18 % du marché. Mais attention, il est impératif de refermer la languette, au risque de retrouver des petits bouts d’intissé tout recroquevillés. Enfin, dernier conseil, planquez-les, sans en par1er à votre femme de ménage, car quand on y a goûté, on ne peut plus s’en passer… 
Le prix du coup de lingette :
Se démaquiller : entre 50 centimes et 1,30 FF en supermarché, jusqu’à 1,70 FF la lingette vendue en pharmacie ou parapharmacie, et 3,00 FF en parfumerie.
Changer bébé : de 30 centimes en supermarché à 70 centimes en pharmacie. Comptez le double ou le triple pour une couche bien remplie, soit jusqu’à 2,10 FF !
Détacher un vêtement : de 1,30 FF à 3,00 FF.
Dégraisser un plan de travail : entre 25 centimes et 45 centimes.
Nettoyer la cuvette des toilettes : 60 centimes.
Faire les vitres : 70 centimes côté intérieur, 70 centimes côté extérieur.
Dépoussiérer un meuble d’appoint en bois : 80 centimes.
Décrasser un pare-choc de voiture : 5,40 FF.
Enlever du vernis à ongles : 2,45 FF.
Soulager des pieds fatigués ou échauffés : 5,10 FF.
Eviter les coups de soleil : 3,00 FF.
- Enquête réalisée par Diane de MONTEYNARD pour la revue mensuelle ATMOSPHÈRES d’Octobre 2001 – rubrique “Tendance”. (Les prix cités ont été relevés en septembre 2001 chez Carrefour et Monoprix) -


L’offre de la Droguerie Montoise :
0,12 euros la lingette professionnelle impregnée de grand format 60 X 30 cm, remplaçant avec beaucoup de talent la SWIFFER WET pour nettoyer vos sols, idéale pour essuyer les surfaces lisses sans produit, les écrans de télé ou d’ordinateur etc.
Vendue en paquet de large et souple de 50 unités pour 7,47 €uros T.T.C., la Droguerie Montoise a choisi simplicité d’offre et efficacité, tout en offrant l’économie ! 
N’oublions pas que dans le domaine de l’essuyage, de nombreuses autres découvertes et progrès industriels ont permis l’apparition de nouveaux moyens d’essuyage très techniques, plus ou moins luxueux mais restant économiques à l’usage :
Lavettes MAXITROU (lavables une vingtaine de fois !), Microfibres 3M ou dérivées, intissés techniques, tissus enduits spécialisés (cuivre, argent, fer à repasser...),  VILEDA vitres Professionel.... proposés pour vous par la Droguerie Montoise.

mardi 5 février 2002

Omo Lessive, créée en 1908 par les Savonneries Lever

Omo
Lessive, créée en 1908 par les Savonneries Lever.

Omo ou les initiales de Old Mother Owl (vieille maman chouette). Une des rares marques palindrome. Quand la marque Omo est déposée, en 1908, en Grande-Bretagne, une « vieille maman chouette » aux yeux en forme de 0 et au bec en forme de M accompagne son dépôt. Le slogan publicitaire précise alors : « Bleacher, Clean-ser, Purifier. Easy andSafe but notfor Colours ». L'histoire ne dit pas si ce sont les trois lettres du nom Omo qui firent penser à la face d'une chouette ou si c'est celle-ci qui inspira le mot. La marque ne connaît un véritable essor qu'à partir des années cinquante avec le lancement par les Savonneries Lever du premier « savon sans savon », à base de détergents de synthèse tirés des dérivés du pétrole. Efficace pour la lessive, Omo l'est aussi pour la vaisselle et le nettoyage des murs. Plus besoin de frotter à la main, la mousse agit même en eau froide. Une annonce presse de 1952 précise que ce produit est « merveilleux pour vos couleurs ». Sur cette affiche, une femme lavant son linge confirme « Omo est là, la saleté s'en va ». On retiendra la présence de Charles Aznavour, animateur de banquets pour promouvoir la marque. Les années soixante changent la donne : L’apparition des machines à laver à tambour !

samedi 18 août 2001

Papier d'Arménie, la fabrication

Le composant essentiel du Papier d'Arménie est importé du Laos où le Styrax Benzoin - arbre dont est extrait le benjoin brut - est traditionnellement cultivé. 
Apprécié pour ses notes sucrées, vanillées et balsamiques, le benjoin est employé comme fixateur en parfumerie, par Guerlain pour Shalimar par exemple. Sans benjoin, le Papier d’Arménie ne serait pas devenu ce qu'il est. Le styrax pousse dans les forêts de l'Extrême-Orient, notamment dans l'ancien Laos où il est encore largement cultivé aujourd'hui. 
Lorsqu’il atteint un diamètre d'environ 15 cm, on l'entaille au coupe-coupe afin de récolter sa résine qui s'écoule par les entailles ainsi faites dans son écorce. Après plus de 6 mois, la résine peut être récoltée, sous la forme de "larmes". C'est le benjoin brut. 1 à 3 kilos de benjoin sont extraits par arbre et par an. Il contient environ 25% d'acide benzoïque grâce auquel il a des propriétés antiseptiques.
La fabrication du Papier d'Arménie nécessite un composant exclusivement naturel, le benjoin, du papier buvard - salinisé pour retarder sa combustion - et un mélange aromatique dans lequel le papier est trempé. 

Le papier buvard employé pour fabriquer le Papier d’Arménie est une fibre d’origine naturelle. Sa teinte acajou provient du bain dans lequel les feuilles s’imbibent du parfum complexe du Papier d’Arménie.
Certains de ses composants aromatiques font partie de ses secrets de fabrication.
Depuis plus de 120 ans, les carnets de Papier d'Arménie sortent de l'atelier de Montrouge après 6 mois d'élaboration et un contrôle permanent. 
C’est à Montrouge, dans la banlieue Parisienne qu’est implanté l’atelier où se fabrique depuis toujours le Papier d’Arménie dans le respect de la tradition artisanale. 
Sa production nécessite plusieurs phases : préparation du bain  aromatique, salinisation du papier, trempage, passage au four, mise au repos puis conditionnement, c’est-à-dire découpe des feuilles, perforation des bandes, montage des carnets et enfin empaquetage avant distribution.

Papier d'Arménie, l'Esprit.

Un papier contrôlé et validé par le FSC et des composants naturels : l'Esprit Papier d'Arménie préserve l'environnement. 
N’employant pas de gaz propulseur, le Papier d’Arménie  est sans danger pour  la couche d’ozone. La solution dont les feuilles s’imbibent est à base d’alcool. Pour ralentir leur combustion, celles-ci sont passées dans une solution saline naturelle.
Le papier buvard qui sert à fabriquer le Papier d'Arménie est certifié par le FSC, organisme international indépendant qui agit pour une gestion forestière responsable au niveau mondial.
Ceux qui apprécient de génération en génération la fabrication artisanale d'un produit de qualité savent que l'Esprit Papier d'Arménie incarne le respect de la tradition. 
Le Papier d’Arménie représente une certaine idée de l’art de vivre, empreinte de bon goût et forte de ses convictions, qu’elles soient hygiéniques ou écologiques. 
Depuis plus de 120 ans les utilisateurs qui emploient le Papier d’Arménie ont favorisé l’épanouissement de cet esprit et de ce respect.


L'Esprit Papier d'Arménie est unique : une fabrication artisanale, une présentation originale et un parfum inégalable. 

Immédiatement reconnaissable, le Papier d’Arménie est unique depuis son origine. 
Il demeure le seul désodorisant d’intérieur qui se présente sous la forme de papier à consumer et est le seul à utiliser le Benjoin, habituellement employé par les parfumeurs.
Héritier des traditions qui confèrent au benjoin une action relaxante et apaisante, l'Esprit Papier d'Arménie est au service du bien-être de celles et de ceux qui l'utilisent régulièrement.
Réputé depuis l’Antiquité pour ses propriétés antiseptiques, cicatrisantes et expectorantes, le baume de benjoin servait autrefois, en usage externe, pour traiter l’asthme, la toux et les enrouements. Son action favorable sur la psyché et la gestion des émotions lui vaut les faveurs des personnes tendues. On lui attribue des forces purifiantes, dont le principal effet est d’éliminer toutes les émotions et pensées impures et grossières. 
Le Papier d’Arménie fut inventé pour permettre aux Européens de découvrir les bienfaits du benjoin, déjà reconnus en Arménie. S’il n’y avait pas de solution toute prête, c’est l’expérimentation et la méthode qui en firent son succès.
Aujourd’hui encore, le Papier d’Arménie progresse, en quête d’améliorations, de perfectionnements ou de nouveaux designs.
Ainsi ces dernières années ont vu naître de nouveaux brûleurs ou de nouvelles formes de découpage et de présentation.
A 120 ans, le Papier d'Arménie a su évoluer avec les générations pour rester jeune. Ayant su grandir avec nos familles et nos styles de vie, il est créatif et moderne . 
Le Papier d’Arménie fut inventé pour permettre aux Européens de découvrir les bienfaits du benjoin, déjà reconnus en Arménie. S’il n’y avait pas de solution toute prête, c’est l’expérimentation et la méthode qui en firent son succès.
Aujourd’hui encore, le Papier d’Arménie progresse, en quête d’améliorations, de perfectionnements ou de nouveaux designs.
Ainsi ces dernières années ont vu naître de nouveaux brûleurs ou de nouvelles formes de découpage et de présentation.

Papier d'Arménie, au quotidien.

Voici la méthode optimale pour consumer le Papier d'Arménie chez soi. 

1. Détachez une lamelle du carnet.

2. Pliez-la en accordéon.
3. Déposez-la dans une coupelle ou un brûleur.

  1. Allumez en veillant à obtenir une combustion sans flamme.

Les analyses effectuées donnent des résultats satisfaisants pour la santé des consommateurs respectant nos conseils d'utilisation : il convient de brûler une lamelle à la fois, trois ou quatre fois par semaine et d'aérer régulièrement l'habitation.

Soucieux de la santé et du bien-être de ses consommateurs, Papier d’Arménie a fait appel à deux laboratoires d’analyses accrédités et reconnus ainsi qu’à des experts scientifiques de renommée en toxicologie et en qualité de l’air intérieur.
Cela a permis d’obtenir la meilleure évaluation possible du produit et de travailler, si nécessaire, à son amélioration.

MODE D'EMPLOI
Détacher une lamelle, la plier en forme d'accordéon, la tenir à la main ou la poser sur une soucoupe, rallumer en soufflant légèrement pour éviter de l'enflammer, car elle doit se consumer lentement.
LE PAPIER D'ARMÉNIE TRIPLE, assainissant naturel et efficace, purifie et parfume l'air ambiant. Il enlève toute mauvaise odeur de cuisine, de tabac, d'animaux etc. Particulièrement employé au moment des épidémies de grippe ou par temps humide. Il est utile tout au long de l'année pour assainir la maison et la rendre plus agréable.
Très apprécié dans les collectivités, les chambres d'hôtel, les cellules de prison et les locaux fermés, le PAPIER D'ARMÉNIE TRIPLE purifie et assainit l'air des chambres des malades dont on redoute d'ouvrir les fenêtres.
Le Papier d'Arménie
Papier d'Arménie et brûleur
Le Papier d'Arménie est désigné pour caractériser un carnet composé de trente six lamelles prédécoupées soit douze feuilles de trois divisions de papier parfumés à la résine de Styrax sur lesquelles sont imprimés la marque, la mention triple et la signature de A. PONSOT.
Histoire
A la fin du XIXe siècle, Auguste Ponsot découvre que les arméniens font brûler du Benjoin pour parfumer et désinfecter leurs maisons. Auguste va « adopter » cette coutume en France avec Henri Rivier, pharmacien. Ce dernier dissout le Benjoin dans de l'alcool à 90º, mélangé avec un support de papier buvard. L'« alchimie » qu'a réalisée Henri Rivier va se révélée très utile : le papier d'Arménie est couronné de succès pendant l'exposition d'hygiène de 1888 et de 1889
Il est produit à Montrouge depuis 1885, sa formule secrète reste inchangée.

Papier d'Arménie, l'Aventure...

Le Papier d'Arménie est né de la rencontre entre un voyageur de retour d'Arménie et un pharmacien qui élabora la méthode écologique, pratique et peu onéreuse qui le caractérise. 

L'histoire du Papier d'Arménie débute à la fin du XIXe siècle. Auguste Ponsot, en voyage dans l'Empire Ottoman, se rend en Arménie, appartenant alors au gigantesque empire. Il découvre que les habitants parfument et désinfectent leurs maisons en faisant brûler du Benjoin. De retour en France, il décide d'importer cette pratique traditionnelle et écologique.
Son associé, le pharmacien Henri Rivier, découvre qu'en faisant dissoudre le Benjoin dans de l'alcool à 90°, on obtient une odeur persistante. L'ajout de parfums donne un mélange aromatique agréable et tenace ; reste alors à trouver un support : le papier buvard absorbe le mélange, tout en conservant l'odeur originelle du Benjoin, et brûle lentement sans faire de flamme. 
Le Papier d'Arménie eut rapidement un grand succès. Il obtint des médailles notamment à l'Exposition d'hygiène de 1888, ainsi qu'à l'Exposition universelle de 1889. 
Après de nombreuses tentatives, le produit recherché est enfin au point. Le Papier d'Arménie est couronné de succès, notamment à l'Exposition d'hygiène de 1888, ainsi qu'à l'Exposition universelle de 1889. 
Au cours de celle-ci, convaincus de l'efficacité et du caractère antiseptique du papier, les deux inventeurs placèrent deux morceaux de viande sous deux cloches, faisant brûler dans l'une d’entre elles du Papier d'Arménie. Au bout d'une semaine, la viande ayant "respiré" les effluves du papier était encore consommable, alors que l'autre était faisandée. Une expérience qui a marqué les esprits...!

Dès lors et encore aujourd'hui, le Papier d'Arménie fait partie intégrante de notre culture, marquant l'œuvre de grands auteurs comme Gainsbourg, Perec ou Sabatier. 
Elle sortit de sa poche un carnet vert qu’elle ouvrit sur des pages de papier couleur tabac traversées par des pointillés de perforation. Elle détacha une bande et l’alluma à la bougie, soufflant vite sur la flamme pour que le papier se consume sans flamber.
“Respire ! dit-elle. C’est du papier d’Arménie, ça sent très bon !  ”
Les allumettes suédoises, Robert Sabatier, Le Livre de Poche / Albin Michel, 1992
 Laisser brûler
Les p'tits papiers 
Papier de riz 
 Ou d'Arménie 
Qu'un soir ils puissent 
 Papier maïs
 Vous réchauffer
Les petits papiers Paroles et Musique: Serge Gainsbourg   1965 © Sidonie 1965

vendredi 6 juillet 2001

Moulinex libère la femme

Le moulin à légumes MOULINEX.
En 1932, pour faire une purée de pomme de terre dans un moulin à légumes, il suffisait de “placer la matière à tamiser dans le récipient ; la surface hélicoïdale est animée, grâce à la manivelle, d’un mouvement rotatif. Sous cette action, la tranche supérieure de cette surface attaque la matière qui se trouve comprimée progressivement entre cette surface et le tamis conique”. Avec ce court extrait du brevet déposé le 16 février 1932 à 14 heures 50 minutes à Paris, nous prenons connaissance de la libération de la femme par le presse-purée, elle qui était auparavant assujettie à des tamis manuels ou barbares, c’est-à-dire qui laissaient passer des grumeaux dans la purée. 
Cinquante ans plus tard, on peut aussi bien se servir du dernier robot électrique, ou ajouter de l’eau à de la poudre, la purée ne sera véritablement bonne que dans un moulin à légumes. Quant au souvenir du bruit de la purée en train de se faire dans la cuisine, il s’apparente au rayon affectif, à celui d’un hachoir à main, d’un moulin à café ou d’une bonne taloche pour celui qui aurait mis le doigt dans la confiture encore chaude. 
Jean MANTELET avait donc mis au point, après deux cents essais, l’outil de fer blanc étamé, pour sa femme Fernande, elle qui battait encore les pommes de terre à la fourchette. Et en dehors de la fête des mères (date à laquelle l’homme achète l’outil dont il a envie pour la cuisine), les femmes ont toujours été la clientèle principale de l’artisan de Bagnolet. Celui qui vend maintenant des appareils ménagers dans cinquante-sept pays du monde a toujours voulu calculer les prix au plus bas, face à la concurrence.  A sa sortie, le moulin était vendu 20 francs. En 1939, l’usine d’Alençon en produisit plus de deux millions. 
La firme MOULIN-LEGUMES devint MOULINEX en 1956, année de l’essor d’un autre moulin, le moulin à café. L’objet de la réussite d’un homme et d’une entreprise, distribué par la Droguerie Montoise, est vendu maintenant en inox ou en plastique. Déjà au musée, mais encore aux fourneaux !

vendredi 4 février 2000

Les Grands Classiques de la Droguerie Montoise

  “Les grands classiques”
Suite à une demande réelle de clients, nous vous présentons brièvement quelques produits incontournables par leurs qualités et leur longévité, traversant  le temps sans mutation dans le respect d’une certaine tradition, les transformant en véritables “classiques” de la Droguerie montoise... sans  équivalent, d’où leur place privilégiée pour le professionnel et l’amateur exigeant. Souhaitant créer le désir pour vous d’essayer l’un de ces produits :
SPÉCIAL TEXTILE
Reconnaissable avec son gant de coton blanc contre le bidon, il nettoie, désinfecte (anti-acariens), désodorise et ravive les couleurs de vos fauteuils, canapés, tentures, textiles muraux, tapis anciens, intérieurs de voitures, moquettes, double-rideaux...
POL POLISH
Le produit de la panthère rose nettoie et fait briller  toute surface lisse. Depuis plus de 70 ans, l’un des meilleurs anti-buée...`
PAD : Le tampon super récurant, spécialement conçu pour gros récurages des tâches tenaces sur grilles de four et barbecue, les casseroles aluminium... Très résistant à l’eau de javel.
BISTRO 
Deux pâtes à polir le cuivre ou l'argent, réputées pour le brillant de longue durée...
LA COTONETTE
Cette serpillère éponge 100 % coton de 52 cm par 65 cm est une reférence : elle ne peluche, est solide à la torsion, s'essore facilement, colori grand teint... Indispensable pour étendre les cires et produits autolustrant...
SCRUBB’S AMMONIA
Ni un savon, ni une lessive, ni un produit à détacher, mais employé pur ou dilué, le produit universel du nettoyage !!!
AVELSOL 
Sans aucun acide, cet éliminateur d’efflorescence enlève toute trace blanche tout en nourrissant en profondeur le carrelage.
MÉCANO
Grand classique depuis 1911. Très efficace pour nettoyer cuivre et métaux  tout en les protégeant et retardant leur oxydation.
EAU FORTE Louis XIII
Nettoyant désoxydant puissant idéal pour cuivre, laiton, bronze, étain, métal de cloche.
BREDAC CUIVRE
Désoxydant / décrassant sans frotter pour lampes, cuivres d’ameublement, étains, chaudrons, chandelier, armes blanches, lustres, instruments de marine et monnaie...
ELFÉCHROME
Le tube de pâte abrasive qui élimine les traces de peinture accolées par frottement, rayures, tâches rebelles, sur carrosserie, émail... Désoxyde, nettoie, fait briller et protège tous les métaux.
EMPIRE
Les pinceaux fabriqués à la main avec les meilleures soies, indispensables pour vernis et laques et toute peinture. 
POPOTE ÉBÉNISTE BREDAC
Accédez à un authentique produit du faubourg qui nettoie en profondeur, lustre et fait briller les meubles cirés et vernis sans altérer la patine.
POLIBOY CR
Nettoie et rénove toute surface en bois ciré ou verni, estompe les rayures et tâches. Existe en jaune ou marron pour bois clairs ou foncés.
VERNIS GOMME LAQUE ECLADOR
Aucun vernis moderne ne vous donnera cet aspect brillant et ambré. Idéal au tampon mais se passe aussi au chiffon !
POPOTE ANTIQUAIRE BREDAC
Idéal pour recharger, nettoyer et redonner le brillant d’origine tous vernis. Indispensable sur vernis anciens / tampons / matines.
ASSOUPLISSANT SAPHIR
Avec 60 % d’huile de pied de boeuf dans sa composition, il assouplit, protège, évite racornissement et déchirure des cuirs. Idéal pour la chasse, pêche, équitation..
La NÉNETTE
        Idéale pour les meubles cirés ou vernis, elle "bichonne" aussi la                                                   ,,,,carrosserie de votre voiture... 
Se recharge avec le NÉNÉTOL...pastedGraphic.pdf